Donald Trump a prolongé de cinq jours le délai donné à Téhéran pour rouvrir le détroit stratégique d’Hormuz, tout en menaçant de frapper les centrales électriques iraniennes en cas de non-respect. Cette annonce a provoqué une baisse immédiate d’environ 10 % des prix du pétrole, après plusieurs semaines de flambée liée aux frappes américaines et israéliennes et aux ripostes iraniennes.
Cependant, les autorités Iraniens ont démenti toute négociation, évoquant un recul américain « suite à l’avertissement ferme de l’Iran ». Cette controverse entretient une forte incertitude sur les marchés de l’énergie, déjà perturbés par l’interruption des exportations dans le Golfe et la paralysie partielle du détroit d’Hormuz, par lequel transitent environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
Selon Fatih Birol, la guerre a retiré près de 11 millions de barils par jour du marché mondial, un déficit supérieur à celui des crises pétrolières des années 1970. Les analystes préviennent que seule une reprise durable de la navigation dans le détroit permettra une détente durable des prix, alors que les infrastructures énergétiques endommagées dans neuf pays du Moyen-Orient nécessitent des années de reconstruction.
Si les propos de Donald Trump ont temporairement rassuré les investisseurs, la situation reste extrêmement incertaine, la volatilité des marchés pétroliers soulignant les enjeux cruciaux pour l’économie mondiale et l’opinion publique américaine à quelques mois des élections de mi-mandat.
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