ACCUEIL A la Une Crise à l’ARTP : gestion contestée, privilèges et interrogations sur 2,7 milliards F CFA

Crise à l’ARTP : gestion contestée, privilèges et interrogations sur 2,7 milliards F CFA

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Un climat particulièrement tendu règne actuellement à l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), où les questions écrites déposées par le député Guy Marius Sagna ont eu l’effet d’un véritable électrochoc. Le Directeur général, Dahirou Thiam, se retrouve au cœur d’une controverse mêlant accusations de management autoritaire, opacité financière et non-respect des directives de sobriété budgétaire de l’État.

Un management jugé « monarchique »

Le climat social est décrit comme délétère par plusieurs sources internes, citées par le quotidien L’AS. Parmi les griefs soulevés, les interlocuteurs du journal fustigent, d’une part, le fait que l’ARTP fonctionne sans délégué du personnel depuis juin dernier. Le scrutin prévu en juillet a été reporté sine die, ce qui alimente les soupçons d’une volonté d’écarter des candidats non alignés avec la direction.

D’autre part, une dizaine de recrutements auraient été effectués depuis l’arrivée du DG, incluant des proches (chauffeur, garde du corps) au mépris des procédures de sélection transparentes.

Des privilèges financiers à contre-courant du « Jub-Jubal-Jubanti »

La gestion des primes et des avantages internes soulève de sérieuses interrogations sur la conformité à la doctrine gouvernementale de transparence. Des témoignages font état d’écarts abyssaux : certains proches de la direction auraient perçu des primes atteignant 200 % à 300 % de leur salaire, tandis que les agents jugés « indésirables » recevraient moins de 50 %.

Par ailleurs, une polémique persiste autour de l’éventuelle acquisition d’un véhicule de luxe de type Toyota Land Cruiser V8. Si cette information était confirmée, elle irait à l’encontre des directives gouvernementales interdisant l’achat de véhicules de fonction, désormais remplacés par une indemnité forfaitaire plafonnée à 600 000 FCFA.

Le dossier explosif des 2,7 milliards F CFA

Le point de rupture oppose aujourd’hui la Direction générale au Collège de régulation. Il porte sur une somme de 2,7 milliards de francs CFA issue d’une licence accordée à la Senelec. Les sept membres du Collège refusent de valider le budget réaménagé tant que le ministère des Finances n’aura pas donné son feu vert, conformément aux règles de rationalisation budgétaire en vigueur.

Ce refus a déclenché un bras de fer interne et une offensive médiatique contre le président du Collège, accusé de sabotage par les partisans de la direction.

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