Selon lui, il est facile d’affirmer que les Lions n’auraient jamais dû quitter le terrain, quelle que soit la décision arbitrale. Mais la réalité du match, insiste-t-il, est tout autre
« Quand tu prouves sur le terrain que tu es le plus fort, qu’on t’annule un but valable à la 90e minute et qu’on invente un penalty à la 97e minute, ce n’est plus du football. C’est du business et de la politique. »
Revenant sur la réaction des joueurs sénégalais, Kamara estime qu’elle traduit un ras-le-bol général : « La décision de quitter le terrain vient du cœur d’un peuple authentique, souvent confronté à l’injustice des puissants, et qui a fini par dire stop. »
L’ancien attaquant s’indigne également de l’issue finale de la compétition, rappelant que, malgré un penalty manqué et une défaite sur le terrain, le Maroc a été sacré champion d’Afrique : « Nous avons osé défier un système. Et pour nous, c’est déjà une victoire, une victoire que personne ne pourra nous enlever. »
Enfin, Diomansy Kamara conclut sur une note plus personnelle, évoquant la passion du football et un idéal de justice, en citant Thomas Sankara :
« Heureux sont ceux qui vivent encore le football avec passion et exigence de justice. Comme le disait Sankara : “Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans la servitude.” »
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