« Nous avons une chose qui s’appelle l’OTAN », a déclaré Donald Trump, rappelant au passage ses critiques récurrentes envers les alliés de Washington qu’il juge insuffisamment engagés dans les efforts communs.
Le président américain a notamment évoqué l’aide apportée à l’Ukraine, soulignant que ce pays se trouve « à des milliers de kilomètres » des États-Unis. « Nous l’avons fait. Maintenant, nous allons voir s’ils nous aident. Car je dis depuis longtemps que nous serons là pour eux, mais qu’eux ne seront pas forcément là pour nous », a-t-il affirmé.
Interrogé sur le type d’aide attendu de ses alliés, Donald Trump a répondu sans détour : « tout ce qu’il faudra ».
Le président américain s’est également montré critique envers le Royaume-Uni. Selon lui, Londres n’aurait pas réagi assez rapidement lorsqu’il a demandé un soutien pour sécuriser la situation. « Quand je leur ai demandé de venir, ils n’ont pas voulu venir. Et une fois que nous avons presque neutralisé la capacité de nuisance de l’Iran, ils ont proposé d’envoyer deux navires. Mais nous avions besoin de ces navires avant de gagner, pas après », a-t-il regretté.
Dans le même entretien, Donald Trump a aussi évoqué la possibilité de reporter son sommet prévu avec le président chinois Xi Jinping, afin de faire pression sur Chine pour qu’elle contribue à sécuriser cette voie maritime essentielle au commerce mondial.
Selon lui, il est « tout à fait normal » que les pays qui bénéficient du passage par le détroit d’Ormuz participent à sa protection, rappelant que l’Europe et la Chine dépendent fortement du pétrole provenant du Golfe, contrairement aux États-Unis.
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